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La douleur
et le besoin d'accompagnementnement
La douleur
Connaître la douleur, accepter la douleur
et accepter de la soulager. Que ce ne soit pas « sois
fort », ou « tu peux encore attendre »,
ou « tu peux tenir », ou « non, cela ne
fait pas mal » ou « non, tu n'as pas mal »,
ou « non, cela peut attendre ». La douleur est
intolérable. Elle use les malades inutilement et les
empêche de se battre.
On peut, et on sait aujourd'hui, combattre la douleur.
Le besoin d'accompagnement
De nombreux soignants expriment leur impuissance,
leur sentiment d'échec, disent qu'ils ont été
formés pour guérir et qu'ils se sentent démunis
pour accompagner quelqu'un dans la mort. De leur côté,
les familles font ce qu'elles peuvent, avec courage, mais
affleurent leur détresse, leur solitude, leur révolte
aussi. Que ce soit à l'hôpital ou au domicile,
proches et soignants parlent d'humanité, de dignité,
de besoin de temps et de soutien psychologique. Tous demandent
le développement des soins palliatifs.
Accompagner la fin de vie
La Ligue demande :
1. La sensibilisation et la formation des personnels
soignants aux pratiques des soins palliatifs.
2. Une généralisation des modes de prise en
charge des patients en fin de vie dans toutes les structures
de soins prenant en charge des patients atteints de cancer,
qui passe par un développement des structures de soins
palliatifs en milieu hospitalier et à domicile.
3. La reconnaissance et le développement des équipes
mobiles de soins palliatifs dans les principaux centres hospitaliers,
notamment pour la préparation des retours à
domicile.
LE LIVRE BLANC DES 1ers ETATS GENERAUX
DES MALADES DU CANCER
28 novembre 1998
La Ligue Nationale Contre le Cancer
« Les Malades Prennent la parole » (Ramsay, Paris,
1999)
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