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Le besoin d'écoute
Vivre après
Les anciens malades disent leur sentiment d'abandon
à la sortie de l'hôpital, l'entourage impatient,
le temps nécessaire pour se retrouver, pour accepter
un corps qui a parfois changé, le soutien positif des
associations. Ils parlent surtout de leur renaissance, de
leur regard plus exigeant sur la vie, des choses minimes qui
prennent moins d'importance. « Avant je m'agitais, maintenant
je vois que je suis vivante. »
Le besoin d'écoute et de soutien psychologique
Du début à la fin de la maladie,
le chemin à parcourir est long et émaillé
d'épreuves : l'annonce du diagnostic qui fait basculer
dans un autre monde, des traitements pénibles, des
rechutes parfois, une vie à réapprendre à
la fin des soins…
Les malades parlent de moments d'immense solitude,
de peu d'angoisse, de chagrin, de colère, de leur besoin
de se confier.
Bien sûr, il y a les proches et le personnel
soignant souvent formidables... Parfois maladroits ! En tout
état de cause, les malades disent leur besoin de soutien
psychologique effectué par des professionnels extérieurs
: un soutien qui permet d'être « épaulé
», de « vider son sac », et qui est si «
utile pour guérison ».
Mais bien souvent les malades ne sont pas informés
qu'ils peuvent avoir recours à un psychologue. Plus
grave : il n'y pas toujours de psychologue dans le centre
de soins ou une personne à mi-temps débordée.
Des psychologues dans chaque hôpital,
qui vont au devant des malades une demande pressante des malades,
des proches et des soignants.
LE LIVRE BLANC DES 1ers ETATS GENERAUX DES
MALADES DU CANCER
28 novembre 1998
La Ligue Nationale Contre le Cancer
« Les Malades Prennent la parole » (Ramsay, Paris,
1999)
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