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Base documentaire : La voix de remplacement > La voix trachéo-oesophagienne > Pose d'un implant

Pose d'un implant

Elle est réalisée au niveau du chirurgien. Mais je ne peux pas généraliser, je parle de "notre" expérience, dans mon service. On ne pose jamais d'implant sans en avoir discuté avec le patient auparavant. On discute des mérites comparés de la voix œsophagienne et de l'implant et on a des situations dans lesquelles il est manifeste que, de toutes façons, on courra à l'échec pour des raisons psychologiques ou d'hygiène. Là, on ne propose pas l'implant, cela est tout à fait évident. Et lorsque l'on a le choix, on peut mettre ou pas un implant.

Actuellement, on a une attitude dans mon service qui était extrêmement en retrait par rapport à ces implants, on a été très long à se décider parce que, pendant très longtemps, les divers implants proposés étaient très imparfaits sur le plan de la tolérance, sur le plan du résultat. Actuellement, on a des implants qui sont beaucoup plus performants. On commence à en poser plus qu'avant mais c'est toujours à la suite d'une discussion avec le patient. Cela est formel.

QUAND EST- IL PREFERABLE DE POSER UN IMPLANT ?

Personnellement, je pense qu'il faut placer l'implant en première intention. C'est un geste extrêmement simple en cours d'intervention. Cela doit rallonger l'intervention de trois minutes. Un geste très simple, vite fait.
En seconde intention, chez les patients qui ont des échecs de rééducation vocale. Il faut bien dire que cela ne marche quant même pas très, très bien, l'implant, à ce moment là. Et surtout, en seconde intention quand il y a eu de la radiothérapie, ce n'est souvent pas facile à mettre en place, et avec M. ALLALI on se partage une patiente qui nous pose, et qui continue depuis 6 ou 7 ans après son intervention, à nous poser de gros problèmes de rééducation vocale. J'ai fait une tentative de pose d'implant il y a de cela plusieurs années. Cela a été une tentative. Je n'ai jamais réussi à me positionner correctement pour mettre l'implant parce qu'elle avait une sclérose, une sténose post radio-chirurgicale importante et là cela devient difficile et les indications d'implant secondaire sont très restreintes.

Conférence AG Paris Mars 1994 / Archives de l’Association

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